La pilule à avaler

pilule

Comme je l’expliquais dans mon dernier article, j’ai vécu quelques épisodes plutôt traumatisants à l’hôpital dernièrement. Cette expérience m’a fait comprendre que rien n’est gagné. Et que malgré la bonne nouvelle que j’avais reçue vendredi, je ne dois pas perdre de vue que mon corps est fragilisé par les traitements et qu’il le sera d’ailleurs pendant encore quelques temps (quelques années ?) avant que je ne retrouve mes pleines capacités.

Ce n’est pas grave, c’est juste une constatation et une (grosse) pilule à avaler.

A cause de toute cette histoire, je suis enfermée dans une chambre d’hôpital alors qu’une de mes amies fêtait ses 30 ans hier. Dans quelques jours, une de mes meilleures amies, dont je suis demoiselle d’honneur, se marie. Et je ne sais même pas si je pourrai être présente au mariage car mon petit corps ne me porte presque plus.

Des larmes de rage et de tristesse ont coulé cette nuit.

La plupart du temps, j’essaie de prendre les choses avec philosophie et recul, mais j’avoue que parfois, c’est dur. Dur de constater que la vie continue pour tous les gens autour et moi alors que j’ai l’impression d’être prisonnière d’un truc qui m’est tombé dessus sans avoir rien demandé.

J’aimerais aussi pouvoir profiter du soleil dehors en terrasse et boire une bière avec des amis en soirée mais dans mon état, à 21 heures, je dors déjà. Et puis je dois éviter les lieux publics car mon système immunitaire étant super faible,  le moindre microbe ou bactérie qui traîne, s’incrusterait directement dans mon organisme sans demander son reste.

Aussi, je dépends de mes parents comme une gamine de 8 ans. Parfois, je me sens si faible que je ne suis même pas capable de me laver seule. J’étouffe un peu de cette situation, je rêve du jour où je pourrai enfin retrouver mon indépendance.

Souvent, je vois le bon côté des choses et je sais que cette expérience va être bénéfique, qu’elle me rendra plus forte, grandie,…

Mais parfois, c’est dur et la pilule est difficile à avaler.

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5 réflexions sur “La pilule à avaler

  1. Chère Alice. Par où es-tu obligée de passer. Il te faut beaucoup de courage et c’est bien qu’on puisse te lire. Ce serait bien que les médecins lisent ton blog. Ce serait une belle façon de parler avec eux et de communiquer tous tes ressentis. Tes amies, ton absence te rend très présente dans leurs coeurs.
    Je t’envie aussi cette capacité de faire un aussi beau blog. Gros gros bisous, Françoise

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