Retrouver une existence loin des soins médicaux

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« Queen A » par Marion Romain ❤

En prenant mon bain en pleine journée aujourd’hui, je me suis fait la réflexion que la partie n’était pas encore tout à fait gagnée. Trop K.O pour prendre ma douche debout, je suis obligée de me faire couler un bain. Cet état de fatigue générale, malgré les 12 chimios terminées, fera peut-être encore partie de mon quotidien pour un petit temps. C’est pas grave, je suis d’accord avec cette idée, mais je ressens quand même le contre-coup et j’ai l’impression que ce n’est pas parce que les chimios sont finies que du jour au lendemain, je serai en méga forme avec la patate comme avant. Patience…

J’ai envie d’être hyper positive (et je le suis, vraiment), j’ai envie d’être contente que ces traitements soient enfin terminés mais je n’arrive pas à me réjouir complètement car finalement je me demande si le plus dur n’est pas à venir, au final ?

Je ne sais pas très bien ce qui m’attend pour la suite. Ma santé va prendre une grande part de mes préoccupations futures, c’est certain. Je me rappellerai toujours de ce que m’a dit l’infirmière qui s’est occupée de moi en mon premier jour de chimio, le 22 mars 2018, juste avant de commencer la première perfusion – elle m’a dit « à partir d’aujourd’hui, vous n’êtes plus considérée comme une personne normale car vous allez subir une chimiothérapie ». En effet, médicalement, à partir de ce jour-là, je n’étais plus une personne normale ; c’est à dire que les dons de sang et autre trucs médicaux du genre, je ne pourrai plus les faire (haha, comme si ça m’avait jamais tenté un jour – big joke) MAIS quand même, savoir que mon sang n’est plus assez « sain » que pour être transfusé à quelqu’un qui en aurait besoin, c’est un peu flippant quand même à réaliser. Et puis une chimio, c’est une sacrée dose de cheval de chimie qui débarque sans crier gare et qui détruit tout tout tout sur son passage. Donc c’est normal d’être un peu patraque après ça.

Aller toutes les deux semaines à l’hosto pour les chimio ne me manquera pas (du tout !!!). Et surtout, ces hauts et ces bas constants entre les semaines où « je suis bien » et les semaines « où je suis pas bien du tout » qui étaient épuisantes physiquement et moralement – sont enfin terminées. Hourra !

J’aspire simplement à retrouver une existence loin des hôpitaux – et je souhaite que mon état se stabilise pour reprendre une petite vie « normale » petit à petit.

Vie normale, c’est à dire :

  • Manger des frites sauce andalouse
  • Boire une bière (6 mois sans alcool !)
  • (re)monter sur mon vélo
  • Prendre une douche debout sans tomber dans les pommes
  • Faire mes courses à pieds
  • Partir en weekend sans me soucier de savoir où se trouve l’hôpital le plus proche
  • Arrêter les injections quotidiennes d’anticoagulants (enfiiiin !)
  • Être libérée de Catherine, mon PAC qui me dérange depuis qu’on me l’a installé sous la clavicule
  • Sortir après 23h sans être complètement cassée
  • Me cuisiner des bons petits plats

… bref, prendre soin de moi et de ma santé parce qu’il y a que ça qui compte à présent !

4 réflexions sur “Retrouver une existence loin des soins médicaux

  1. Je te lis en sous marin depuis quelque temps, je me décide à te laisser un petit mot. Je ne sais pas trop quoi dire qui ne sonnerait pas comme une banalité ou qui ne serait pas maladroit. Alors juste, je te souhaite le meilleur. Que ce à quoi tu aspire remplisse ta vie. Voilà, plein de bonnes pensées pour toi.

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  2. N’oublie pas que c’est la première semaine après la chimio qui est toujours la plus dure mais il n’y aura plus de 1ère semaine!!

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  3. Salut Queen Alice ( ça te vas très bien, 👏 Marion)
    Tout sera derrière toi bientôt, mais pas demain. C’est une lente reconstruction mais c’est la règle, alors après toutes les qualités que tu as démontrées ces derniers mois, tu vas pouvoir en éprouver une autre :la patience.
    Et puis après, c’est pas 1 week-end que tu prendras, c’est des semaines voire plus.. Et on pourra même se faire un petit bout du camino ensemble 😁

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  4. ça fait 26 ans que j’ai besoin de savoir où se trouve l’hopital le plus proche lorsque je voyage…C’est pas vraiment conscient, un genre de réfléxe plutôt…mais c’est pas grave…Et les sorties après 23h, c’est l’âge venant qui va faire qu’elles vont devenir plus dures, plus la maladie;-)

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